Je suis prêt.

Le 1/8/2016 par Loïc Guillois


Quand je me suis décidé à participer à un Ironman c'était dans un contexte particulier. Je sortais d'un burnout. Paradoxal … car justement un burnout c'est une forme de surmenage lié au sport. Pourquoi s'engager dans un triathlon sur une si longue distance ? C'est un peu l'adage « ce qui ne te tue pas te rend plus fort », « soigner le mal par le mal » ? Non pas du tout. J'ai juste cherché un objectif qui me procure du plaisir lors de la phase de « préparation » . Je me suis donc intuitivement dirigé vers les triathlons en montagne. La longue distance a ça de bien que les intensités pratiquées sont plutôt cool par rapport à du format sprint ou courte distance. Je voulais m'engager sur la durée.

La première étape a été réalisé l'année dernière. Une découverte de ce qu'est faire du vélo en montagne. M'affirmer sur le format half ironman. Pour enfin aboutir sur l'objectif qu'était le triathlon de l'Alpe d'Huez. Honnêtement c'était une année de bonheur… la préparation s'est parfaitement déroulée sans blessures avec des escapades dans la montagne… Auvergne, Pays Basque … et les Alpes pour finir. Le résultat sur le longue distance de l'Alpe d'Huez a été au-delà de mes espérances et j'ai rarement vécu une satisfaction et un bonheur aussi intense.

Cette année doit m'amener à réaliser le triathlon longue distance d'Embrun (3800m – 188Km – 42Km). C'est effrayant. J'ai axé ma préparation, toujours guidé par Rodolphe, en ne pensant qu'à cet objectif. Parfois en perdant ma vitesse comme sur le 10Km d'Orvault parfois en me dépassant sur des formats plus longs, comme sur le semi-marathon d'Orvault avec un record perso à la clef. J'ai cumulé les séances dans tout les sens : natation, vélo, course à pied. J'ai fait du long, très long, du rapide, très rapide. Du lent, très lent. En situation de fatigue ou en pleine forme. Démotivé mais aussi sur-motivé. J'ai l'impression d'avoir vécu 10 fois cette préparation. Jusqu'à me réjouir d'une situation compliquée : rouler sous la pluie, courir sous le cagnard, nager en bassin public…

J'ai vécu une année difficile. Un échec professionnel après un passage écourté chez La Fourchette. Une belle aventure en perspective pourtant. Le décès de ma grand-mère paternelle. De bons coups de lattes qui te font réfléchir. Une prise de recul nécessaire. Toujours le triathlon m'a aider à garder le cap. Pour autant il n'y a pas que le triathlon. La naissance future de mon fils m'a donné des ailes cette année, même s'il n'arrive qu'en octobre. Je suis terriblement motivé. Je vis ma passion avec folie. J'aime ma femme. J'aime ma famille et mes amis. Ils ont tous été là quand j'en avais le plus besoin.

J'aurais pu vous raconter mes deux semaines intensives dans les Alpes qui venaient boucler ma préparation début juillet. Je vais résumer rapidement : j'ai nagé, j'ai roulé et j'ai même couru… Je suis prêt à affronter le mythe d'Embrunman.

Etape du Tour


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