Stage perso n°2 ... Pays Basque

Le 1/6/2015 par Loïc Guillois

Aïe, aïe, aïe : toujours en retard dans les publications... la faute à un planning chargé mais surtout un manque cruel de connexion Internet ces derniers week end. Il y a 3 semaines, je revenais du Pays Basque. Je vais vous raconter ce que j'y ai fait. Depuis j'ai participé à un triathlon M (Enghien) et à un triathlon L (Sables d'Olonne), je vous en parlerais rapidement !

Un long week end

Nous avions choisi avec ma femme ce week end de l'Ascension pour aller faire une escapade au Pays Basque, tourné à 50% tourisme et à 50% sport. Première mauvaise nouvelle, si l'on ne compte pas la météo, c'est que je n'ai pas reçu mon plateau de 36 dents. J'ai roulé avec le 38... Après avoir pris la route tranquillement le jeudi, nous arrivons le soir sur Biarritz. On file sur la côte en nocturne pour voir un peu l'Atlantique : des vagues et encore des vagues... et du vent... ça craint ! mais c'est beau !

Vendredi : c'est parti

On part donc de Biarritz pour rejoindre tranquillement Saint Jean de Luz. J'avais prévu de montrer la plage où j'ai effectué la natation de l'ironbask à ma femme qui n'avait pas pu me suivre. Malheuresement (et c'était prévisible) je ne peux pas nager, mer trop formée et du vent force 7, creux d'un à deux mètres sur la plage. C'est pas mieux à Ciboure. On visite un peu et on décide de tracer vers l'hôtel. On tombe sur un lac sur le chemin de l'hôtel, top. Je prend note. On mange à Espelette puis on rejoint l'hôtel. Je pars pour une petite sortie de mise en jambe.

Ibaneta

58,9Km pour 2h24 de vélo. Sortie sans forcer, juste pour un premier contact. J'ai fait un col facile : Ibaneta (viva Espana !) depuis Arnegui. 18Km à 4,5%, maxi à 7,1%. Sous la pluie tout le col, la descente a été un calvaire : pas de gants, pas de sur-chaussures. Frigorifié. Erreur de débutant (j'avais pris un coupe vent pour la descente quand même). Le soir récupération et restaurant tranquille pour se réchauffer le corps et l'esprit.

Samedi : la grosse journée

Je démarre la journée par un footing à jeun : 8,3Km pour 43min sur parcours vallonné (141m D+), belle côte à +11% et pas mal de talus. J'y vais mollo, l'idée n'est pas de se blesser. Retour à l'hotel et petit déjeuner tranquille.

Fin de matinée, 32 minutes de natation dans le lac repéré la veille avec la combinaison (Saint-Pée-Sur-Nivelle), très bonnes sensations. Il s'y tient un triathlon chaque année, je pense que je viserais mieux l'année prochaine.

L'après midi, séance vélo avec du tempo et du seuil au feeling et selon le terrain. Au final 67,8Km en 3h23 avec une arrivée en haut de col. Je commence par un premier col, celui d'Ispeguy. Je le monte tempo et seuil sur le dernier kilomètre : 8,8Km à 5,8%, maxi à 8%. Effort qui se gère plutôt bien, montée à 15,1Km/h. Un peu de plat ensuite et c'est parti pour le col Bagargui : là je monte comme je peux la première partie (col de Burdincurutcheta), la pénibilité est sous contrôle mais je n'ai pas de sécurité niveau braquet. Les premiers kilomètres grimpent respectivement à 11%, 11,5%, 10%, 11%... ensuite il y a un répit pendant 1km à 5% ensuite et c'est reparti 10%, 9%, 7%... au final ce truc fait 9,3Km à 8%. Je l'ai monté à 11,4Km/h et ça devient compliqué.

Chalets d'Iraty

Ensuite petite descente et c'est le col de Irati Bagargui, 5,6Km à 5%. Assez facile mais c'est plutôt un faux plat avec des talus. Les virages sont raides... je monte cette partie à 15Km/h avec une arrivée à 1327 mètres. Ma femme m'a rejoint entre temps car j'étais hors délais, ce qui m'arrangeait aussi car avec le brouillard la descente aurait été dangereuse. Elle en a profité pour me filmer. Vélo dans le coffre et on profite de la soirée avec un enième restaurant et toujours le gateau basque en dessert! Je ne m'en lasse pas.

Dimanche : sortie longue

Le matin je me lève tôt : départ à 7h30, je pars pour faire 4 heures et un enchainement càp en fonction de la forme. Cette sortie aura été épique: que des passages difficiles... un revêtement moisi avec des gravillons régulièrement, de la crotte de mouton glissante... je patinais dans les portions les plus pentues... 4 heures à 18km/h. les montées étaient raides et les descentes dangereuses, je n'ai pris aucun risque (descentes à 20Km/h ou à peine plus). En résumé dans la sortie :

2km @ 12,3% de moyenne. Des passages à 20%. envie de mourir. 9,6Km/h 800m @ 13%, idem des gros pics de %. 8,7km/h

Là ça me met bien! Je fais du seuil et de la force max d'entrée de jeu.

Ensuite, j'entame le col des pèlerins de Saint Jacques de Compostel (col de Bentarte), c'est pas mal mais ils sont en terrain concquis. Ils ne se poussent pas (et parlent rarement français), je suis tout le temps obliger de demander aux gens de s'écarter. Pourtant je n'arrive pas vite. 7Km à 7%, 10,7Km/h... il y a 3,5Km à +13%. Des passages à 20% aussi. Les pélerins les plus sympatiques me regardent dépités complètement à l'arrêt en jetant un "oh my god, look at the cyclist". J'y ai pensé à ce choix de braquet, j'ai fait que ça en fait et je l'avoue j'ai posé pied à terre dans un re-plat. Le cardio à bloc et très difficile de se battre en danseuse pendant 10 minutes sans boire. J'ai réussi malgré tout la meilleur ascension de l'année sur une portion de ce col (sur Strava). 1,8Km à 15%, en roulant à 7,6Km/h, c'est du rapide. Le record (Strava) étant de 9,9Km/h.

Refuge Orisson

Au bout d'un moment, je tombe sur un troupeau de mouton. C'est au niveau du refuge d'Orisson. Le temps file déjà très vite et je ne souhaite pas perdre une demi-heure. Il faudra que je fasse attention à éviter les transhumances la prochaine fois, même si c'est sympa pour le tourisme. Je fais demi-tour.

J'ai fait un petit pic aussi : 4,1Km à 7%. Pente régulière: C'était facile du coup. 12Km/h en endurance. j'ai voulu retenté le col Bentarte pour voir ce que ça donnait avec la fatigue mais dans les 20%, acouphène et tête qui tourne donc stop, je rentre après 4h02 pour seulement 71,9Km (au GPS), 2400m de D+. Soit un ratio de 33,4m par kilomètre. A titre de comparaison les 3 Ballons (213Km / 4300m), ça donne 20,2m. L'étape du tour (142Km / 4600m), 32,4m par kilomètre.

Donc finalement, je suis plutôt rassuré car mal équipé et fatigué, j'ai réussi à faire du bon boulot sans prendre de risque. Les descentes ont pour la plupart été réalisées à 20km/h sauf le dernier pic qui n'était qu'à 7%, là j'étais à 25Km/h. je ne sais pas comment seront les descentes des 3 Ballons et de l'Étape du Tour... ça impactera tout autant la moyenne. Je ne pourrais pas faire pire en tout cas. Le vélo de chrono n'est pas adapté pour descendre du très raide... ça je ne m'en étais pas rendu compte en Auvergne. Je suis donc un peu déçu de ce côté là car si les descentes étaient plus roulantes j'aurais pu faire davantage de bornes sur mes sorties.

Je pose le vélo dans le coffre et c'est parti pour un enchainement vallonné, je reste dans ma zone de confort, je suis émoussé et très fatigué. Au final je tourne autours de 5 minutes au kilomètre mais il se fait temps de rentrer et je ne pourrais pas tenter d'accélérer sur quelques kilomètres. Les sensations sont malgré tout revenu sur la fin et je dois couper ma séance et rentrer pour 30min/6km (69m de D+, 59m de D-). Je suis rassuré, ça confirme que je peux courir correctement même après avoir vécu l'enfer. 5 minutes au kilomètre sur l'Alpe d'huez ça m'irait déjà très bien...

Conclusion

Le 36 dents sera très bien. Je suis à mon niveau et maintenant ce sera davantage du réglage car les dés sont jetés ou presque. Les 3 Ballons c'est dans quinze jours. Je pense avoir bien progressé en force et je commence à prendre de l'expérience pour Embrun et ça c'est top car je referais des excursions pour me préparer l'année prochaine avec maintenant quelques références.

Au niveau du matériel, j'ai commandé un pédalier compact 34-50 pour mon vélo de route afin d'être serein sur l'Étape du Tour. Ma roue arrière d'entrainement sur le vélo de chrono était une basique Shimano RS010, j'ai ressenti un cruel manque de rigidité dans certains passages (sensation que la jante se déforme assorties à des schlings des rayons). J'ai testé le montage de la cassette 11 vitesses sur ma roue Mavic Ksyrium et ça passe... ce sera donc ma roue pour la suite. 200 grammes de gagnés aussi. Côté pneumatique on m'a recommandé des pneus avec un dessin qui me permettront d'être plus confortable et sûrement plus de motricité sur du mauvais revêtement : Continental GP 4000S II 23mm devant, 25mm derrière.


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